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Cyclomoteur pour Schuller Plus de Poteaux Derniers Jours du Tilleul Rester ou ne pas rester L'Homme à la Barbe La Maison de la Chapelle Au Temps des Chevaliers
Ensemble vers l'Avenir 2 3 4 5 6 7

Un cyclomoteur pour Schuller
dessin Risacher
L'actualité de ces derniers jours, autour de Didier Schuller - l'ancien directeur général de l'office HLM des Hauts-de-Seine faisait gibecière commune avec quelques futurs mis en examen du juge Halphen dans les giboyeuses forêts vosgiennes entre Dabo et Abreschwiller ; il convoitait également un poste de sous-préfet à Saverne - a réveillé quelques souvenirs chez ce commerçant savernois.
Le 23 juillet 1988, on recevait un coup de fil chez Cycles Ohl, depuis le restaurant « Au Goldbrunnen » à Obersteigen. Un homme voulait un cyclomoteur, dans la minute, pour son fils.

- "A quel prix", interrogeait le commerçant ?
- "Je m'en fous", lui répondait l'homme et de préciser qu'il payerait cash.

Sans tarder, le commerçant savernois charge le cyclomoteur le plus cher de son magasin, dont il disposait alors en stock, dans sa voiture et se rend à Obersteigen. Auparavant, il rédige la facture et tient compte de 2 % d'escompte pour un paiement comptant.
Le cyclomoteur, du genre trial, limité à 49,9 cm³ et qui peut donc se conduire sans permis, est ainsi facturé 9 457 F au lieu de 9 650 F, pour une valeur d'aujourd'hui de près de 15 000 F.
Arrivé au restaurant d'Obersteigen, Didier Schuller qui avait commandé ce cyclomoteur "ne se lève même pas pour aller voir la marchandise", se souvient notre commerçant. "Il prenait l'apéritif avec d'autres personnes", ajoute-t-il. Et de préciser qu'il a été payé en liquide.
Quant au fils, 'il trouvait que le cyclomoteur ne roulait pas assez vite'. Je l'ai reconnu récemment, à la télévision, dénonçant son père ; il n'a pas changé", ajoute le commerçant savernois.
Haut de page © Dernières Nouvelles d'Alsace, Dimanche 17 Février 2002.

Plus de poteaux électriques
Les invités accompagnent le maire Daniel Acker dans une rue d'Obersteigen où les poteaux électriques ont disparu.(Photo DNA)

Inaugurer quelque chose qu'on ne voit pas : c'est la prouesse de la municipalité de Wangenbourg-Engenthal qui vient de marquer d'une cérémonie la mise en souterrain des réseaux électriques et téléphoniques à Obersteigen.
Sous la conduite du maire Daniel Acker, les personnalités ont ainsi visité les rues du hameau pour voir les poteaux électriques et télégraphiques qui n'y existent plus. Ils ont été supprimés. Les fils qui les portaient ont été proprement enterrés. Ils n'avaient donc plus de raison d'être.  Poteaux de béton et gros câbles aériens qui déparaient le paysage ont donc disparu du décor, à la satisfaction des habitants d'Obersteigen et des responsables de la capitale de la Suisse d'Alsace, toujours contente d'accroître son attrait touristique.

H. B.

Monuments historiques

 Parmi les heureux, il y a aussi Daniel Acker. Le maire de Wangenbourg-Engenthal sait en effet que sa commune a été une des dernières à encore bénéficier de conditions financières très avantageuses. Les concessionnaires des réseaux, notamment France Telecom, ont désormais diminué la part de financement qu'ils accordaient pour ces travaux.  A Obersteigen, l'enfouissement des lignes aériennes s'est déroulé en deux tranches. La première s'est faite en 1996-1997 et a coûté 12 000 € ; la deuxième, en 2002-2003, s'est montée à 69 600 €. Les travaux étaient largement financés, puisque les concessionnaires des réseaux Electricité de Strasbourg et France Telecom prenaient à leur charge 50 %, et le Département 30 %, ce qui a permis à la commune de ne débourser que les 20 % restants.  « Dommage que ces améliorations esthétiques des sites ne puissent plus bénéficier de conditions financières aussi avantageuses », a regretté Daniel Acker. La disparition des poteaux et des fils est d'autant plus appréciée, à Obersteigen, que l'endroit abrite un ancien prieuré et une chapelle du XIIIe siècle classés monuments historiques, et accueille beaucoup de touristes attirés par la beauté naturelle du site.  Le maire Daniel Acker et le maire délégué Antoine Walter ont pu faire visiter à Philippe Levesque, sous-préfet de Molsheim, et à Joseph Ostermann, conseiller général et président de la communauté de communes, un hameau aux rues refaites à neuf, où les seuls poteaux visibles et indispensables sont désormais ceux de l'éclairage public.  M. Bernard Balla, d'Electricité de Strasbourg, Michel Gérard, de France Telecom, Nicolas James, représentant le service Environnement au Conseil général, et les représentants de diverses entreprises ayant participé aux travaux assistaient à l'inauguration qui s'est achevée dans la salle de l'ancien prieuré avec les discours d'usage, suivie du verre de l'amitié.
H. B.

Ce que cet article ne précise pas, c'est que certaines rues ont été oubliées, la rue du Pivert par exemple !
Haut de page  © Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 15 Mai 2003

Les derniers jours d'un tilleul
Le tilleul s'élève majestueusement depuis 700 ans, selon les dires. Mais pour combien de temps encore ? (Photo DNA)
Une polémique agite les rues calmes de Wangenbourg-Engenthal : faut-il, oui ou non, abattre le tilleul, comme prévu par le maire Daniel Acker ? Vieux de 700 ans selon certains, cet arbre est un des emblèmes du village. Mais son âge avancé fait craindre au maire quelque accident...

A Wangenbourg-Engenthal, il est un arbre parmi des milliers d'autres, qui touche le coeur des habitants du village. Le tilleul de la Liberté est, si l'on écoute certains habitants, presqu'un autre Engenthalien... Un sage vieil homme arrivé à la fin du voyage.


Une pétition contre l'abattage, lancée par Raymond Krimm
 
Il n'y a pas si longtemps - l'été dernier - le tilleul arborait un feuillage encore touffu, quoique plus clairsemé que par le passé. En témoignent une série de photos et cartes postales prises depuis les années 70, vendues au débit de tabac, et qui rappellent un album de photos de famille, où l'on verrait le lent travail du temps. Béatrice Wolf, du tabac, fit d'ailleurs partie des quelques commerçants du village à faire signer une pétition contre l'abattage, lancée par Raymond Krimm, adjoint au maire. Elle aurait recueilli selon ce dernier, « environ 150 signatures ».
 Aujourd'hui, il faut bien le dire, le tilleul n'a plus toute sa vigueur. L'arbre est complètement creux, les racines attaquées par un champignon, les branches sont soutenues par des sangles... « J'avais 9 ans quand une tempête l'a complètement haché, se souvient Raymond Krimm, 67 ans. Ça a donné 17 stères de bois de chauffe. C'est à partir de là qu'il a commencé à pourrir de l'intérieur. Il était blessé. »


" Le strict constat d'état implique l'abattage "

Une expertise, lancée le mois dernier à la demande du maire et menée par des agents de l'ONF, fait le même constat  : « dégradation racinaire », « altération des troncs », « risque d'éclatement », etc. « Le strict constat d'état implique l'abattage », conclut froidement le rapport. « Moi j'aimerais bien le garder, soupire le maire. Mais s'il tombe, et blesse quelqu'un, il faudra un responsable. Je ne peux pas prendre ce risque. »
« Et pourquoi ne pas le consolider ? » demande Paul Lutz, habitant de Wangenbourg-Engenthal opposé à l'abattage. C'est effectivement l'autre solution proposée par l'ONF, « pour des considérations uniquement patrimoniales ». Il s'agirait d'installer un système d'étaiement des branches, ainsi que « quatre plots en béton autour de l'arbre », explique Daniel Acker. « Ça ne sera pas très esthétique », avance le maire, qui a donc choisi de rejeter cette proposition.

Un nouveau tilleul, jeune et vigoureux, doit être replanté

Il semble donc que le vieil arbre devra être abattu, finalement. « Je comprends les oppositions », a souligné le maire, qui n'hésite pas à rappeler le drame du Pourtalès pour justifier sa décision. Le même principe de précaution a d'ailleurs déjà été appliqué au camping municipal : suite à la chute d'un pin en janvier, l'ONF a décidé de couper plusieurs arbres, jugés potentiellement dangereux.
 Un nouveau tilleul, jeune et vigoureux, doit être replanté à la place de l'ancien. « Mais on ne le verra pas vieillir », soupirait une habitante.

Haut de page  © Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 12 avrili 2007


Rester ou ne pas rester à Obersteigen ?
   
Au commencement était la route, une route qui menait de la plaine d'Alsace vers la Lorraine via Romanswiller et Dabo. Pour les voyageurs et les pèlerins, la montée s'avérait pénible, surtout s'ils étaient malades ou miséreux. Et les hivers, en ce début du XIIIe siècle, se déployaient avec une rigueur que le trou d'ozone n'avait pas encore mitigée. Aussi construisit-on là-haut un petit hospice sous le vocable de saint Michel pour accueillir, soigner et réconforter les pauvres de passage.
I
l était desservi par des religieux vivant selon la Règle de saint Augustin, donc des chanoines réguliers, qui étaient installés juste à côté, dans le prieuré Notre-Dame. Vu son emplacement, ce dernier fut communément appelé « Steiga », « la Côte ». Il faut croire que les Steigebrüder (« frères de Steiga »), du moins ceux des premiers temps, donnaient satisfaction, puisqu'on s'adressa à eux pour ouvrir des hospices ailleurs. Mais cela dura moins d'un siècle. En 1303, les chanoines n'avaient apparemment plus envie de rester à Steiga. La plupart d'entre eux allèrent fonder un autre couvent à Saverne.Comme la communauté était répartie désormais sur deux maisons, qui méritaient toutes deux le nom de « couvent de Steiga », on désigna la première, devenue la moins importante, comme « la Steiga du haut » : Obersteigen.
En 1482, les chanoines réguliers se sécularisèrent, c'est-à-dire que chacun eut sa maison en ville et ses revenus personnels. Voilà les bâtiments d'Obersteigen vacants...
Ils servirent de refuge à des Dominicaines qu'on avait chassées de leur couvent de Petit-Bâle et qui, entre-temps, avaient trouvé un abri dans la région de Sarrebourg. Elles ne tinrent pas longtemps : en 1507, souffrant du froid, manquant de ressources, mal à l'aise dans un lieu trop exposé, elles déménagèrent.
Alors l'évêque de Strasbourg envoya à Obersteigen trois chanoines augustins d'Ittenwiller. Il ne leur fallut que cinq ans pour plier bagage. Avec le temps, les bâtiments se dégradèrent. Aujourd'hui, il nous reste la chapelle, prestigieux vestige d'un prieuré trois fois abandonné.
Marie-Thérèse Fischer
Ici oeuvrèrent ceux qu'on appelait les "Steigebrüder".
Haut de page Édition DNA du Mercredi 9 avril 2008
 
La maison de la chapelle d'Obersteigen
 
L'Histoire de l'Histoire

La chapelle et sa maison, vestiges d'un couvent de dominicains fondé en 1213. (Photos DNA)
Tout près de Wangenbourg-Engenthal, à Obersteigen, se trouve une petite chapelle et, juste accolée, une maison. De grès rose. Marie-Hélène David occupe les lieux depuis 1961, là pour vous conter comment elle a remonté le fil du passé. Une vraie histoire de l'histoire...

"  C'est un vrai tricot que vous détricotez ". La vieille dame aux yeux presque lavande se souvient...
"  On a acheté la maison en 1961, pour la montagne, la fraîcheur. On était arrivés en Alsace en 57, j'ai suivi mon mari, directeur général à la Compagnie française de navigation rhénane ".  Avec une résidence principale à Strasbourg, Marie-Hélène David et son mari étaient avec leurs six enfants en quête d'un petit havre de tranquillité, pour se mettre au vert, les jours de repos. Elle tombe sous le charme de la maison de la chapelle d'Obersteigen. " Pour les vieilles pierres ", et pas tant pour le côté catho - même si elle se reconnaît pratiquante. De glisser d'un air coquin : " Il y a d'ailleurs des inconvénients à habiter à côté de la chapelle. Le jour des enterrements, on ne peut plus sortir de chez soi... Quand les enfants jouent au ballon, on craint continuellement pour les vitraux ! "  Mais le côté catho, voilà qui '  réjouit ' le curé de l'époque, le curé Klein. " Les précédents propriétaires étaient protestants, alors si on était de l'Intérieur, ça, c'était pas grave ! " Elle rigole : " Il a même voulu la bénir. Il est venu avec un enfant de choeur, du sel et de l'eau bénite. Il a récité des prières en latin... "
   
" Le couvent est né de l'oeuvre de deux dominicains qui ont essaimé "
   
L'histoire de l'histoire de la chapelle commence autour du dîner familial : " On se demandait pourquoi elle était mi-romane/mi-gothique... " Son second fils, Laurent, se prend de passion pour le Moyen-Age ; son époux glane des documents sur la période, déniche chez un brocanteur le dictionnaire de l'historien Viollet-le-Duc... " On ne pensait pas au départ s'embarquer dans une telle aventure ! "  Le fils lit l'ouvrage, et, à 12 ans, remarque des détails qu'Hélène n'avait pas relevés, comme des fentes de tirs comblées : " On en a déduit que la sacristie est antérieure à la chapelle ". Un autre de ses fils planche pour un exposé scolaire sur Dagobert Fischer, historien de Saverne. Son mari, plantant des rosiers, avait déjà déterré des vieilles pierres...  De fil en aiguille, de maille en maille, Marie-Hélène David, 77 ans, remonte le passé. Sa maison de grès rose se dresse sur l'emplacement d'un ancien couvent, dont la fondation remonterait à 1213. Couvent dont il ne subsiste aujourd'hui que la chapelle et sa sacristie, la tour de guet et une partie du mur d'enceinte, le coin Est étant tombé. « Saint Dominique vivait encore. Le couvent est né de l'oeuvre de deux dominicains qui ont essaimé et dix ans plus tard, une vingtaine d'autres avaient rejoint les lieux. » Pour valider son dire, notre dame s'appuie sur une lettre du pape Honorius III, datée de 1220 et suivie d'un acte (dit de fondation) de l'abbesse d'Andlau.  Puis son mari décède, les enfants prennent leur envol, elle dispose de plus de temps. Prend plus fréquemment ses quartiers à Obersteigen, se rend aux archives départementales... Où elle se « promène » de documents en documents. " Je le faisais pour moi et de façon plutôt élitiste, toutes ces sociétés d'histoire - allemandes notamment - qui débarquaient ici me fascinaient ! " Jusqu'à dresser quelques panonceaux dans son jardin pour les Journées du patrimoine, dans les années 80, et monter une petite exposition au printemps dernier, dans ce qui s'est avéré être le réfectoire du couvent.  En quelques panneaux, et avec l'aide matérielle de Charles Schellenberger, du Centre régional d'archéologie médiévale de Saverne (Crams), elle présente ainsi, certes de manière  <i>un peu fouillis</i>, le fruit de ses recherches : des clichés de sceaux de bulles du pape Innocent IV, des copies de lettres de l'évêque de Strasbourg du XIIIe siècle... Où l'on apprend que l'autel de la chapelle serait le plus ancien à être encore en place et en service en Alsace, qu'Obersteigen était à la croisée de la route du sel (de la Lorraine à Strasbourg) et de celle du pied des Vosges, où l'on remarque que l'agneau représenté par les sceaux des frères ressemble étrangement à celui qu'arbore l'église de Wangen...
 
" Les chanoines n'étaient pas des soignants, ils offraient leur hospitalité "
 
Suffisamment documentée, Marie-Hélène David déjoue les erreurs communes : " En latin, l'établissement d'Obersteigen est désigné par le vocable hospital : les historiens l'ont pris au sens moderne, mais les chanoines n'étaient pas des soignants, ils offraient leur "hospitalité "  ! " Tout en prévenant ne pas être spécialiste en architecture, elle observe désormais la chapelle avec un regard plus aiguisé. Distillant ici et là ses commentaires  : " La voûte qui n'est pas de plein cintre, les crochets des chapiteaux, ce serait la première fois que l'on trouve ce mélange de roman et de gothique en Alsace "; " Les disques sur les colonnes ressemblent à ceux de la cathédrale de Strasbourg "; " L'acoustique est formidable, faite pour la prédication, ce qui confirme que ce sont des dominicains qui l'ont construite ".  Dans le pavage, elle a découvert, martelé, un lion : " Est-ce la tombe de Gertrude de Wangen ? ".
 La dame aux dents du bonheur pourrait passer encore de longues heures à s'interroger avec malice sur... la chapelle de sa maison.
 
Haut de page Édition DNA du Mercredi 11 mail 2008
 
L'Homme à la barbe de Freudeneck

Freudeneck : un coup d'oeil pas très réjouissant pour Hans mit dem Bart. (Photo DNA)
On l'a appelé Hans mit dem Bart, Jean à la Barbe, ce qui ne sonne pas tout à fait de la même façon que Jean le BarbuHans der Bärtige ). Qu'est-ce que cette barbe peut bien avoir de spécial ? Car Hans de Wildsberg n'est sûrement pas le seul, en ce début de XIVe siècle, à porter du poil au menton.
En tout cas, en 1408, il tient en fief le Freudeneck, dont il faut pourtant préciser que la moitié est engagée à un noble de Wasselonne, Georg Haffner. Ou plutôt : elle l'était, car celui-ci vient de mourir, laissant une veuve et des filles, qui habitent au château.
'  Hans mit dem Bart ' n'est pas un voisin de tout repos. Il appartient même à la catégorie de ceux qu'on appellera plus tard des chevaliers brigands. Il faut bien vivre, n'est-ce pas ? Rançonner des marchands et lancer des raids contre les villages dépendant de la ville de Strasbourg, voilà de quoi se procurer des revenus intéressants.
Mais vient le jour où Strasbourg trouve que ce petit jeu a assez duré, surtout pendant un différend avec le margrave de Bade où le sire de Wildsberg fait figure d'allié de ce dernier. Aussi, le 12 septembre 1408, une troupe strasbourgeoise arrive sous les murs de Freudeneck. Dans ses rangs, des mineurs, des charpentiers et des maçons, pour saper et démolir le château.
S'emparer de Freudeneck est un jeu d'enfant. Sachant qu'on allait l'attaquer, Hans mit dem Bart est allé se mettre au sec à Saverne. La garnison du château ne compte que deux gardes et quatre paysans, qui manquent sans doute de motivation et se rendent. Les Strasbourgeois laissent galamment partir les dames et ne daignent pas s'en prendre aux six malheureux défenseurs.
Peu de temps après, Hans de Wildsberg se dit que ses adversaires doivent l'avoir un peu oublié et qu'il pourrait rentrer chez lui. On peut imaginer sa tête devant le spectacle qui l'attend : une ruine inhabitable, des pans de murs effondrés, noirs de fumée ! De quoi s'arracher la barbe ! Ne pouvant se venger des Strasbourgeois, il s'en prend aux deux pauvres gardes qu'il envoie se balancer au bout d'une corde. Depuis, on peut passer près du Freudeneck sans se faire détrousser, « Hans mit dem Bart » ayant plié bagage.
Marie-Thérèse Fischer
  © Dernières Nouvelles d'Alsace, mercredi 16 juillet 2008.

Balade au temps des chevaliers
La tour du château se dresse fièrement au-dessus de Wangenbourg depuis le XIIIe siècle. On peut encore y monter jusqu'au sommet. (Photos DNA).
Durant tout l'été, chaque mardi à 16h30, une visite commentée et gratuite du château de Wangenbourg-Engenthal est proposée par l'office de tourisme. En guides, "Monsieur Roland" ou Brigitte promènent les visiteurs de la grande à la "petite" histoire, parmi les vieilles pierres.
En toile de fond, un vert forêt des plus touffus, qui s'étend à perte de vue. Ci ou là s'échappent paresseusement quelques langues de brume, tels des nuages accrochés par mégarde aux cimes des grands chênes. Des petites maisons, chalets de montagne ou hameaux de poupées, parsèment la vallée de couleurs vives. Et surplombant ce tableau pittoresque, la silhouette noire de la tour du château, que les gens du crû surnomment « la tour des prisonniers ».
 « C'est vrai que lorsqu'on a creusé dans la tour, se souvient "Monsieur Roland", sous les 2,50 mètres de restes de détritus, on a trouvé deux squelettes humains encore accrochés aux murs ». Une histoire somme toute pas très gaie, mais le Moyen Age n'est pas réputé pour être une époque des plus faciles à vivre.
Le château de Wangenbourg a été construit au début du XIIIe siècle par l'empereur du Saint-Empire germanique, qui cherchait là une position stratégique contre le seigneur de Dabo. « Au début, c'était un casernement, explique monsieur Roland, pas du tout une résidence seigneuriale. » Il n'y avait donc qu'une tour, « pour surveiller les Lorrains ». Plus tard, cette "surveillance" est confiée aux chevaliers de Wangen (qui d'ailleurs donnent leur nom au village : Wangenbourg, c'est à dire le château de Wangen), qui au fil du temps vont l'occuper, le louer, le vendre, le racheter, etc.

Une cuisine, une boulangerie... et un sauna
" Il y a eu pas mal de monde dans ce château, qui a été transformé à plusieurs reprises », continue monsieur Roland. Ainsi a été rapidement ajoutée à la tour une « basse cour », comprenant des logements pour les "seigneurs", des cuisines, un four de boulanger, des écuries, etc. Des bâtiments dont il subsiste encore aujourd'hui les fondations, pendant très longtemps ensevelies. On peut encore voir le four du boulanger, en pierres réfractaires, qui servaient ensuite à chauffer... le sauna, petite pièce contiguë « qui prouve que déjà à l'époque, on était très propre à Wangenbourg ». Ou encore une cheminée du XVIe siècle, aujourd'hui suspendue en l'air, ornée des armoiries du clan Wangen. « On y rôtissait des sangliers entiers, de la barbe au cul. Une expression reprise par les Anglais plus tard ", glisse malicieusement Monsieur Roland.

Une forme blanche se promène les nuits sans lune

Parmi les locataires de triste mémoire, un chevalier brigand sans doute venu de Hollande, qui vivait de rapines et de pillages. « Il est dit qu'il a enlevé une belle et jeune demoiselle, devenue son esclave. Un jour, elle a été retrouvée morte au pied de la tour. On ne sait pas ce qui s'est passé, mais certains disent que les soirs sans lune, entre minuit et 1h du matin, on voit une forme blanche se promener. Et on l'entend pleurer... » Ledit triste sire aurait également enfoui sous la butte une cloche en argent pur de 60kg, que des Indiana Jones des tous horizons cherchent encore.
 Les seigneurs de Wangen ont utilisé le château jusqu'à la Révolution française. « Là, la nation l'a récupéré, puis l'état, etc. Aujourd'hui le château et les domaines autour appartiennent à l'ONF. Une restauration, ou plutôt une consolidation est en cours. » Des travaux qui permettent aujourd'hui de visiter ce monument en toute sécurité... Et à Monsieur Roland de laisser libre cours à son imagination.


J.R.  
  © Dernières Nouvelles d'Alsace, mercredi 16 juillet 2008.
Ensemble vers l'avenir

Un an après leur première rencontre amicale, les conseillers municipaux de Dabo et ceux de Wangenbourg-Engenthal se sont retrouvés, cette fois-ci dans la cité du pape Léon IX. L'occasion de renforcer les liens et de réfléchir ensemble à l'avenir de ces deux communes voisines et aux préoccupations similaires.
Les représentants des communes de Dabo, la Mosellane, et de Wangenbourg-Engenthal, l'Alsacienne, se sont retrouvés lors d'une séance de travail puis autour d'une bonne table.
« A Wangenbourg, nous essayons de tout faire pour éviter l'exode des habitants »

 La fête des voisins célébrée dans toute la France ce même jour, 28 mai, était bienvenue pour instaurer une solidarité de proximité.
 La délégation wangenbourgeoise, accueillie à l'Espace Léon IX par le maire daboisien Joseph Weber et des membres du conseil municipal, comprenait une trentaine de personnes autour du maire Daniel Acker : élus, personnel administratif et technique et représentants de l'association des usagers d'Engenthal.
 Maintes fois évoquées jamais réalisées, ces rencontres interdépartementales entre Dabo et la pittoresque bourgade alsacienne ont vraiment pris corps en juin 2009 lorsqu'une délégation daboisienne s'était rendue à Wangenbourg.
 Cette fois-ci, l'heure était aux retrouvailles mais aussi l'occasion d'échanges fructueux lors d'une séance de travail. Joseph Weber, dans un style teinté d'humour, a rappelé les nombreux points communs entre les deux municipalités séparées par le cours d'eau de la Mossig. Urstein, le point le plus élevé du ban communal daboisien (948 m) est limitrophe avec la commune alsacienne qui, elle, culmine à 960 m avec le Schneeberg. L'eau de la Schneematt, le tourisme, le bois bourgeois sont les autres sujets qui rapprochent les deux communes.
 Daniel Acker a rappelé que les problèmes sont identiques. Les moyens financiers restent limités, les investissements aussi. « A Wangenbourg, nous essayons de tout faire pour éviter l'exode des habitants », précise-t-il, évoquant la création d'un espace pour personnes âgées valides dans un ancien hôtel en transformation.
 Le plan local d'urbanisme (PLU) a été mis en place à Wangenbourg-Engenthal. Le listing des zonages sera un bel outil de travail pour Dabo dans l'élaboration en cours de son propre document d'urbanisme. Classée « station verte », Wangenbourg tire ses ressources essentiellement du tourisme et a ainsi été sélectionnée par le ministère du tourisme pour réaliser un audit sur sa politique touristique. Cette étude, que les responsables communaux ont défendue à Paris, a permis de dresser une nouvelle approche du tourisme dans la commune. Elle leur a surtout permis de planifier une stratégie de développement touristique sur cinq ans.
 Cette nouvelle approche du tourisme devrait donner des idées aux responsables daboisiens pour développer des actions communes. M. Acker souhaite d'ailleurs réactiver les rencontres entre les offices de tourisme d'entre Schneeberg et Lichtenberg, dont Wangenbourg et Dabo sont les fers de lance.


Le bruit des motos

Dabo et Wangenbourg sont confrontés, surtout au printemps et en été, aux nuisances sonores occasionnées par les motos. Comme l'a rappelé Joseph Weber, le constat est clair : il n'y a pas de solution miracle pour pallier ces désagréments.
Seules des journées de sensibilisations des motards comme à Dabo l'été dernier peuvent apporter des éléments de réponse. Le maire de Dabo propose d'organiser de telles journées en commun, « en collaboration avec les communes de Oberhaslach et Niederhaslach », souhaite le maire de Wangenbourg.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, samedi 12 juin 2010
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