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Wangenbourg - Eglise

La montagne de Wangenbourg paraît avoir fait partie, au IXème siècle du domaine royal de Marlenheim et de Kirchheim et avoir été comprise dans le douaire que l'Empereur Charles le Gros constitua, lors de son mariage, à son épouse, Richarde. C'est du moins ce qu'il est permis d'inférer du fait que l'impératrice fit, en 880, donation de ce même domaine à l'abbaye qu'elle venait de fonder dans la vallée d'Eléon (Andlau) sur le territoire de son domaine paternel.
Le nom primitif de l'endroit, Wangberg, figure dans les chartes les plus anciennes d'Andlau, signifie mont de pâturage. Le plateau a dû être déboisé et habité par une colonie de pâtres, établis là par l'abbaye pour en transformer le sol rocailleux en terre arable. La population de pâtres finit par former une commune qui devint un fief d'un des vassaux de l'abbaye. Au XIIIème siècle, ce vassal était Alexandre de Dicka. Au début du XIVème siècle, son petit-fils Henri est cité comme possédant les châteaux de Wangenbourg et de Freudeneck. Selon toute vraisemblance, c'est Henri de Dicka qui fit bâtir ces 2 châteaux. Le fils d'Henri, Walter (Gauthier), fut le dernier représentant mâle de la famille; il périt à la bataille de Sempach, le 9 juillet 1386. Par une charte du 23 août 1387, l'abbesse Elisabeth de Geroldseck inféoda Wangenbourg au chevalier Jean de Wangen. Le village qui en 1425 s'appelait encore Wangenberg, reste dorénavant réuni à l'histoire du château.


Vers la fin du Moyen-Age, les sujets de Wangenbourg vivaient sous un statut colonger, dont lecture publique était faite chaque année, le lundi après le 12ème jour, énumérait en fait de prestations, les items suivants :

  • Le jour de la Saint Martin, le maire placera une cuve sous le tilleul et chaque bourgeois tenancier donnera pour le seigneur un boisseau d'avoine et une poule ou, à défaut, pour l'un et l'autre, six pfennigs.
  • Chaque tenancier fournira un faucheur pour faucher les prés et leurs femmes retourneront le foin et le mettront en tas.
  • Les femmes couperont le blé ou l'avoine du seigneur ou du bailli.
  • Les femmes sarcleront, nettoieront et rouiront le lin du seigneur; elles recevront pour leur travail, la nourriture.
  • Si un valet du seigneur ou du bailli abandonne le service, la commune est tenue d'en fournir un autre pendant 8 ou 15 jours.
  • L'aubergiste doit au patron de l'église 8 deniers par foudre de vin débité, mesure commune de Wangen.
  • Le tenancier qui tue un porc, portera au château une pièce de rôt, ni la plus mauvaise, ni la meilleure.
  • Il est interdit aux tenanciers de couper du bois dans la forêt, d'y chasser et d'y pêcher.
  • Les étrangers qui viennent s'établir à Wangenbourg, recevront le bois de construction nécessaire.
  • Les sujets jouissent pour leur bétail, du parcours dans la forêt et ont droit aux chablis et au bois mort

En 1504, Etienne de Wangen, partisan de l'électeur palatin Philippe se vit confisquer son château au profit de Henri de Thierstein. En 1518 cédèrent leurs droits d'usufruit à leur cousin et beau-frère Jean de Wangen. Henri de Thierstein vendit tout le domaine à l'évêque de Strasbourg, Guillaume de Honstein, qui fit restaurer le château.
En 1580, Georges de Wangen en récupéra de l'évêque Jean de Manderscheid la propriété exclusive. Pris et dévasté par les Suédois vers 1633, le château ne fur plus reconstruit.
Le dernier possesseur de Wangenbourg fut le baron Frédéric Antoine Henri Louis de Wangen. Après l'abolition du régime féodal en 1791, le domaine fut mis sous séquestre. Les propriétés de Wangenbourg lui furent restituées après la révolution. Il mourut le 15 mars 1851 et les biens furent attribués à deuxième fille Louise Caroline, mariée au baron François Xavier de Neveu de Windschlaeg.
Le village de Wangenbourg, a subi une évolution rapide dont la présence des hôtels a marqué les étapes. La modeste auberge, tenue par les époux Weyer a été transformée en hôtel et comptait 11 chambres (1862).En 1867 commenca l'agrandissement de l'hôtel et porta le nombre de chambres à 40 avec une soixantaine de lits. L'installation de l'eau a été établi en 1882. Avant cette date, il fallait chercher l'eau à 2 kilomètres. Ci-contre, une reproduction inscrite dans le livre des étrangers, qui reproduit assez fidèlement les sentiments des pensionnaires de l'hôtel Weyer :
'L'hôtel de Wangenbourg est un heureux asile,
Où rien au voyageur ne reste à désirer;
Car, tous les jours, au choix, grâce à monsieur Basile,
L'esprit, comme le corps, trouve à s'y restaurer.
Je sais bien ce qui fait que, sur cette colline,
Le séjour a pour nous un charme si vainqueur:
Un ange qui ressemble à madame Pauline,
Nous réserve un accueil inspiré par le coeur.'